« J'ai perdu 8 ans à regarder les autres avancer. UBORA est la méthode que j'aurais voulu trouver en 2017. »
Je suis médecin, pas financière. Pas d'école de commerce, pas de formation en gestion de patrimoine. Ce que j'avais en 2017 quand j'ai terminé mes études, c'était un salaire stable — et le sentiment diffus que je manquais quelque chose. J'écoutais des économistes comme Charles Gave avec intérêt, mais je n'arrivais pas à transposer ce qu'ils disaient à ma propre situation — le vocabulaire financier m'était étranger. Mais l'intuition était là : le modèle que j'avais vu autour de moi — celui de mes parents, de mon entourage — n'était pas suffisant pour construire une vraie liberté financière. Comme beaucoup de personnes de la classe moyenne, j'épargnais prudemment, j'envoyais de l'argent à ma famille — mais je ne construisais rien de structuré pour moi.
Les années ont passé. Depuis mes études, j'investissais au Cameroun — des projets agricoles, des participations, des paris sur le pays. En 2018, avec trois co-investisseurs, je lance PINKO : une plantation de piment à Nkoteng. J'y mets plus de 5 000 CHF. Les premières productions sont bonnes — très bonnes même. Mais il n'y a pas de route pour sortir le produit des champs. Une partie pourrit sur place. Puis la gestionnaire du projet abandonne le terrain — c'est culturel, la relation humaine prévaut sur tout le reste, et je comprends et respecte profondément ce choix. Mais dans le business, ça ne pardonne pas. Les champs ne sont plus arrosés. Les plants sèchent. Je perds tout.
La même année, une épreuve personnelle majeure vient s'y ajouter — avec ce que cela représente financièrement et humainement pour une famille en deuil. Je sors de cette période avec un bilan brutal : plus de 10 ans d'investissements au Cameroun, pas un seul franc gagné. Un double deuil. Et une décision qui s'impose d'elle-même.
Entre 2019 et 2024, je fais le deuil de tout ça. Lentement. Honnêtement. En 2024, je tourne résolument le dos aux investissements au pays et je décide d'une stratégie nouvelle : investir là où je vis, en Europe, avec les outils disponibles ici. J'ai demandé conseil à un ami comptable qui investissait. Il a refusé. J'ai essayé un gestionnaire de patrimoine — trop cher, rentabilité non garantie, et surtout un paternalisme qui m'insupportait. Comme si je ne pouvais pas comprendre mes propres finances par moi-même. J'ai décidé de le faire seule.
En août 2025, de retour de vacances, j'ouvre mon premier compte IBKR et achète mon premier ETF. Puis fin 2025, première vraie erreur : j'achète du LVMH parce que la marque est connue. Sans thèse, sans conviction, par réflexe. L'action a perdu de la valeur depuis. Cette erreur m'a forcée à me poser la vraie question : comment se construit une décision d'investissement sérieuse ? C'est de là qu'UBORA est née.
En apprenant pour moi, j'ai réalisé que 8 ans d'absence de gain représentent, avec les intérêts composés, une perte considérable. Si cette méthode peut faire gagner du temps à d'autres qui, comme moi, n'ont reçu aucune éducation financière familiale — notamment les indépendants, les professions libérales, ceux qui après de longues années d'études se retrouvent avec un fort potentiel d'investissement mais ne savent pas par où commencer — alors documenter ce parcours a du sens. Pas pour enseigner. Pour partager ce que j'aurais voulu trouver. Morgan Housel l'écrit dans La Psychologie de l'argent : « Les choses ne sont jamais aussi formidables ni aussi terribles qu'il n'y paraît. » Si PINKO n'avait pas échoué, UBORA ne serait jamais née.
Ce que je ne suis pas
- ×Je ne suis pas trader. Mon temps de médecin ne me permet pas de regarder les cours tous les jours — et c'est précisément pour ça que la méthode UBORA est construite pour des gens occupés.
- ×Je ne suis pas gestionnaire de patrimoine. Je n'ai pas de formation financière. Ce que j'ai, c'est la rigueur de l'analyse médicale — et la discipline de ne jamais décider sans données.
- ×Je ne suis pas ici pour vous dire quoi acheter. Je documente ce que je fais avec mon propre argent — pourquoi, comment, avec quels résultats. Vous décidez.
« La médecine et l'investissement demandent la même chose : discipline, curiosité, rigueur. Observer, mesurer, formuler une hypothèse, décider, documenter, réviser. Je n'ai pas changé de méthode — j'ai changé de terrain. »